Silences, Jérôme Ruillier, Les Trésors Bilboquet, 2012.

 

Il y a le silence de tout le corps après avoir pour la première fois donné le sein à son enfant ;

Il y a le silence de la première nuit passée ensemble, lui dans son berceau, lui dans son fauteuil, elle dans son lit blanc ;

Il y a le silence hébété de la première nuit à la maison ;

Il y a le silence du moment où il bascule dans son sommeil et qu’elle est encore réveillée ;

Il y a le silence de ces 24 enfants qui viennent d’emprunter un livre, qui se plongent littéralement dedans et qu’elle n’ose plus déranger ;

Il y a le silence après un poème lu par un adolescent ;

Il y a le silence quand il se concentre, dessine et découpe un soleil aux rayons généreux ;

Il y a le silence de sa main qui se blottit dans ses cheveux ;

Il y a le silence de tous les mots lus sur cet écran ;

Il y a le silence

Le silence

Le

 

Nous sommes souvent si peu capables de silence

Et pourtant ne serait-ce pas dans ces précieux espaces vides et blancs,

Que notre âme se loge

Telle qu’elle est vraiment ?

 

 

Un livre, un carré, un constat de départ : « il y a des silences de natures différentes », puis des pages de couleur, noire, grise, jaune, bleu, rouge, rose et blanche. A chaque couleur est associé un silence. Une émotion. Et comme presque tous les albums de Jérôme Rullier que nous aimons vraiment beaucoup lire et relire à la maison, spontanément cet album là nous le mimons, nous le jouons. Presqu’en silence !

Cet album compte pour le challenge « Je lis aussi des albums en 2013 » chez Hérisson

 

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