Au hasard du grand panier des livres de la bibliothèques qui trône dans notre chambre, hier à l’heure de la sieste nous avons découvert Où va-t-on quand on disparaît ? d’Isabel Minhos Martins et Madalena Matoso. Au début j’avais un petit peu peur car j’imaginais que ce livre parlait de la mort mais en fait non, non, non, ce livre parle bien de disparation (hein, cela ne sert pas à rien les titres, n’est-ce pas ? et celui-là est vraiment bien choisi !) Et la disparition est quelque chose de beaucoup plus subtile que la mort finalement, la disparition sous entend l’espoir d’une réapparition, ailleurs et autrement.  Il y est question de la disparition des hommes mais aussi du soleil, des nuages, de l’eau des flaques, des vacances, des chaussettes, de la neige… De toutes les manières que ces choses autour de nous ont de disparaître et de réapparaître de manière tout à fait surprenante et lumineuse ! L’album aborde finalement la disparition des hommes et leurs mille manières de réapparaître. Pour que cette question posée sur la couverture du livre trouve 1, 2, 3, 4… belles réponses poétiques et lumineuses et assez proches des réponses que les philosophes et les religieux ont proposé à cette satané question qui vient toquer à nos petites têtes assez souvent.

Allez, je vous livre mon passage préféré :

« Pour disparaître, il faut toujours être deux. (un qui reste, un qui disparaît.)

De celui qui reste, on dit souvent qu’il reste les mains vides. Mais la vérité, c’est que celui qui part laisse toujours une tonne de questions. Des questions aussi difficiles que les énigmes posées dans les contes, par les rois à leurs sujets. »

C’est beau, que c’est beau, voilà un album à partager, encore et encore entre parents et enfants, en questionnant tout ce qui nous tombera sous la main !

Les illustrations très colorées de ce livre ajoutent de la poésie aux questions portées par le texte, et le grand chemin noir qui parcourt le livre avec ses carrefours, ses embranchements, ses virages permet visuellement de faire le lien entre toutes ces choses que nous interrogeons au fil des pages. C’est vraiment intelligent, beau, intrigant… De ces albums, vous savez, qui nous laisse bouche bée quand on les ferme.

En bref :

Où va-t-on quand on disparaît ? Isabel Minhos Martins, Madalena Matoso, Editions Notari, 2013.

Voici donc ma 10e/10 participation au Challenge « je lis aussi des albums 2014 » !  Challenge relevé !

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