© Gallimard Jeunesse Giboulées, 2012.

Emile est un sacré loustic, à la maison tout le monde l’adore parce qu’ il a des idées vraiment loufoques et un sacré caractère ! Son regard noir et déterminé dès la première page ne laisse personne indifférent. Et « aujourd’hui Emile veut une chauve souris. Voilà. Et c’est comme ça. Et pas autrement. »

Bon, sa maman, que l’on ne voit jamais mais dont on entend la douce voix raisonnable au fil des pages, n’est pas convaincue. Elle entre pourtant dans la négociation, une négociation complètement surréaliste mais qui est exactement à la hauteur de l’imaginaire enfantin, pour qui tout est possible.

L’espace de la page se construit autour du canapé, meuble emblématique de la réflexion philosophique et nous pouvons suivre toutes les interrogations de ce petit garçon aux expressions de son visage. Doute, espoir, satisfaction, se lisent dans les yeux de ce sacré petit bonhomme qu’aucun argument n’arrête !

Qu’il est chouette de rencontrer dans les rayonnages de nos bibliothèques des personnages d’enfant aussi décalés, malins, effrontés, limite insolents, de cette insolence que seule permet l’inventivité permanente de l’enfance !  Ce qui est vraiment génial dans cette collection, c’est que les auteurs réussissent à intégrer le merveilleux propre à l’enfance sans aucune mièvrerie, avec une simplicité graphique qui rend la page très lisible tout en plantant le décor quotidien d’une vie somme toute banale. Et l’humour du personnage, des situations qui le caractérisent nous explosent à la figure telle la chute parfaitement IRRESISTIBLE de cet album !

En bref :

Merci à Vincent Cuvellier, Ronan Badel et aux éditions Gallimard pour Emile veut une chauve-souris.

Bonus :

Et si on fabriquait une copine chauve-souris-de-carton ?

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