Dans Shapes, shapes, shapes, (Toutes sortes de formes) Tana Hoban nous invite à observer le monde autrement, à le déchiffrer, à s’y engager de toute la force de notre regard. Elle propose à son lecteur 29 photographies très quotidiennes – un enfant qui joue à la dînette, un pont, une marelle…- à travers lesquelles il lui faudra chercher des cercles, des carrés, des triangles, des hexagones, des trapèzes, toutes sortes de formes, quoi ! Notre regard se pose alors différemment sur les paysages et les personnages photographiés par l’artiste, nos yeux sont à l’affût, en quête de ces formes qui parcourent toute architecture humaine.

Tana Hoban photographie surtout la ville et ses habitants, ses clichés portent l’empreinte des années 80, de cette ambiance particulière d’une époque où les enfants jouaient encore dans la rue avec insouciance. Et j’y retrouve des traces de ma propre histoire, comme ce petit bracelet de perles en forme de coeurs multicolores que porte la petite fille aux barrettes et qui a orné mon poignet et celui de ma soeur quand nous étions enfants…

(c) Toutes sortes de formes, Tana Hoban, Kaléidoscope.

Chaque double page a son unité, énigme visuelle que le lecteur doit encore une fois débusquer. Dans cet album sans texte, la lecture prend tout son sens, le lecteur pénètre une ville, un univers, celui d’une artiste de talent !

En bref :

Toutes sortes de formes, Tana Hoban, Kaléidoscope, 2004

Bonus :

Un dossier de Sophie Curtil sur le site de la Joie par les livres vraiment très riche : ICI !

Déjà un article sur 2 albums pour tout-petits : là !

Et une superbe sélection de livres pour enfants qui mettent en avant la photographie A l’ombre du grand arbre !

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