Vendredi, en rentrant de l’école, nous découvrons mes 2 garçons et moi même, un joli paquet qui affiche en belles lettres vertes sa provenance: viva espana !

Aussitôt, je sais de qui il s’agit, la seule jardinière du grand arbre qui vive en Espagne, c’est … Carole !

Depuis quelques jours, j’attendais avec impatience ce paquet mystérieux : en effet A l’ombre du Grand Arbre, une invitation avait été lancée : partager livres, gourmandises et petites surprises entre copinautes, sans savoir l’identité de la personne qui nous swapperait, et en cachant l’identité de celui à qui nous dédierions notre paquet.

Que de découvertes nous attendaient à l’intérieur de cet étrange paquet !

Comme un cadeau de Noël un peu en avance, j’ai glissé la boîte sous notre sapin et nous avons attendu samedi matin pour l’ouvrir en tête à tête avec mon Grand-Pilote-de-Balançoire !

Dès l’ouverture de ce très beau  » cabinet de curiosités », j’ai été complètement enchantée par le magnifique ruban aux papillons que Carole avait choisi pour nouer tous ces beaux paquets… Moi qui les collectionne depuis si longtemps, qui admire les méandres de leurs ailes, les couleurs sur leurs corps, les cartes qu’ils portent en secret de génération en génération, j’étais ravie ! Et puis les papillons avaient rencontré les étoiles le temps d’une étreinte de papier brillant !

Bon vite, vite, il fallait tout déballer, mon Grand-Pilote-de-Balançoire n’y tenait plus : alors on a ouvert chaque paquet et nous avons été ravis de nos découvertes !

Carole avait accompagné son colis d’une belle lettre à l’écriture fine, parsemée d’étoiles, où elle m’expliquait le chemin suivi pour composer ce swap, généreux, précieux, lumineux.

Ma chère expédiswaprice avait précieusement retenu mes voeux de lecture : j’ai tout de suite eu le coup de foudre pour le dernier album d’Emmanuelle Houdart intitulé Abris ! Un album ma-gni-fi-que sur nos cocons, nos refuges, nos cabanes de bras et de laine tant aimés… Je vous en reparlerai bien sûr, cet album me touche en plein coeur, je le trouve absolument poétique et juste et formidable et lumineux et et et et…

Et puis ce livre de Valentine Goby, Kinderzimmer, que j’hésite depuis si longtemps à m’offrir, qui raconte cette pièce du camps de concentration de Ravensbrück réservée aux nourrissons, qui raconte cette impossibilité lumineuse : la vie au sein de l’enfer.

Et puis je découvre sous le beau papier bleu, 3 autres livres :

une découverte poétique Petits Poèmes en rang par trois de Marc Baron illustré par Zaü publié chez Bulles de Savon, maison d’édition que je découvre. Quel plaisir de découvrir un livre de poésie dans mon joli colis !

Et puis Combien de terre faut-il à un homme ? d’Annelise Heurtier et Rapahaël Urwiller, une adaptation d’une nouvelle de Tolstoï.

Et un OLNI, Une girafe un peu toquée de Séverine Vidal publié aux éditions Motus, un texte poétique, dérangeant, qui interroge et suspend quelques instants, un texte sur le pensée magique, dans lequel je me retrouve étrangement. Encore aujourd’hui alors que je ne suis plus une enfant.

Et pour renouer avec la création, un carnet m’attendait ainsi que 2 sachets de cabochons très poétiques !

Que de livres à palper, sentir, renifler, goûter du bout des lèvres ! Sans parler des petites gourmandises sur lesquelles mon Grand-Pilote et son Papa-Poil-de-Pinceau se sont jétés : 6 rois mages en chocolat et 2 boîtes de Turron !

Moi qui suis nouvelle A l’ombre du grand arbre, je suis vraiment très contente d’avoir pu participer à ce beau projet, à cet échange sous le signe si désuet mais tellement essentiel du PARTAGE !

 

 

Alors MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI Carole

et merci à tous les jardiniers du grand arbre pour ce moment délicieux !

 

 

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