Voici une correspondance tout à fait étrange et originale : un bébé écrit à son grand frère depuis le ventre de leur mère ! Le style du premier est très soutenu et respectueux, interrogatif, curieux de ce qui l’attend quand le plus grand semble plus désobligeant, moqueur, péremptoire,  jaloux peut-être ?!

Puis peu à peu, déjà, au fil des jours, le lien se nourrit, se construit, les premières confidences ont lieu : les deux frères s’apprivoisent ! Il est question du temps qu’il fait dehors, du sexe du bébé, du prénom qui l’attend dans ce nouveau monde de l’autre côté du ventre de « notre tendre maman ». Le ton âpre du grand frère devant l’humilité du tout petit qui arrive s’adoucit peu à peu, devient bienveillant, déjà protecteur.

Un album qui a un petit côté carnet du temps jadis qui en renforce l’universalité, l’intemporalité ! Les illustrations alternent l’univers quotidien du grand frère et le monde interstellaire du bébé et cette représentation de la vie intra-utérine me correspond complètement, j’aime cette idée que nous venons des étoiles avant de nous incarner sur terre. Comme l’a si bien écrit l’astrophysicien Hubert Reeves : Nous sommes tous des poussières d’étoiles !

En bref :

Titre : Lettres à mon cher petit frère qui n’est pas encore né, Texte de Frédéric Kessler, dessins de Alain Pillon

Editeur : Grasset Jeunesse

Prix : 13.90 €

Thème : fratrie, naissance.

Genre : album, récit épistolaire

Lecteurs : petite enfance

Imprimé : en Espagne.

 

Un autre avis, celui d’Alice : ici !

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