Serge Bloch… Ah ! Serge Bloch ! Nous sommes AB-SO-LU-MENT fans, Papa Poil-de-Pinceau, mon Grand-Pilote-de-Balançoire et moi. Nous avons eu la chance de le rencontrer à l’Escale du livre de Bordeaux en 2013, de l’écouter parler de son travail et de découvrir que non seulement il était le fabuleux papa de Samsam mais aussi l’auteur de magnifiques albums, sensibles, épurés, essentiels.

Je vous avais déjà parlé de Moi j’attends qui m’avait bouleversée. Mardi soir ce sont 3 albums que nous avons dégustés avec mon Grand-Pilote-de-Balançoire : La grande histoire d’un petit trait, La Valise rose et Comment ça va, les deux derniers écrits par Susie Morgenstern.

Je vous parlerai d’abord de La Grande histoire d’un petit trait. Un album d’une infinie poésie et d’une grande simplicité sur la passion qui anime sans doute l’auteur : celle du dessin. Ce que j’aime beaucoup dans ce livre comme dans d’autres livres de cet auteur c’est cette manière d’embrasser toute une vie au fil des pages. On part de l’enfance, de ce qui y germe, pour suivre le cheminement du personnage jusqu’à la vieillesse à travers des étapes essentielles. Ici il s’agit de raconter comment « un petit bout de rien du tout », un petit trait rouge trouvé au bord d’un chemin va rentrer dans la vie du narrateur, pour devenir un compagnon nécessaire, essentiel, vital.

Un fil rouge.

Le fil rouge de toute une vie.

L’auteur invite le lecteur à appréhender le pouvoir de l’art à travers une très belle personnification qui ne cesse de se démultiplier au fil des pages : ce petit trait rouge devient tour à tour compagnon, fil d’Ariane, fouet protecteur, horizon, baguette magique, maison, oeuvres, chemin… Notre narrateur peut tout vivre grâce à lui.

Jusqu’au jour où, à l’orée de la vieillesse, il décide de laisser un petit bout de ce « petit bout de rien du tout » sur le chemin pour que quelqu’un d’autre, à son tour, puisse entamer le fabuleux voyage du dessin.

Un format original, une couverture parcourue de traits blancs, un papier épais, écru, agréable à caresser, trois couleurs, un trait reconnaissable entre mille, des personnages d’une grande simplicité et d’une grande expressivité et des mots simples mais infiniment précieux.

Un éloge ciselé à la passion artistique à cultiver précieusement en chaque enfant.

 

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