Après des vacances de Noël idylliques sous le signe de l’amitié, de la famille et de la féérie, me revoilà plongée dans un quotidien qui souvent m’échappe… Mais pour ne point sombrer dans un pessimisme aggravé, je viens ici vous parler d’un livre que deux jolies fées m’ont offert à quelques jours d’intervalle, très beau doublon qui prouve à quel point, dans le réel ou le virtuel, mes proches me connaissent bien !

En effet le matin de Noël, je découvrais au pied de la cheminée familiale une kyrielle de cadeaux mais surtout le dernier opus de mon cher Frédéric Clément cet auteur que j’aime depuis l’enfance et qui a inspiré son nom à ce petit coin de virtuel où vous vous êtes glissés. Et son dernier livre, comme un joli clin d’œil à mon parcours universitaire, s’intitule Métamorphoses, un mot que j’aime particulièrement car il est riche de significations et de possibles. Jadis, d’ailleurs, je lui ai  consacré un travail de définition pour le Dictionnaire International des Termes Littéraires de l’université de Limoges,et toute une année de recherche pour débusquer toutes les infimes métamorphoses cachées dans la poésie de Francis Ponge 🙂

Nous voilà donc plongés, mes deux petits pilotes et moi-même dans ce bel album à l’italienne bleuté où l’on aperçoit dès la couverture de magnifiques carpes koï en pleine transformation, de l’œuf, à l’alevin à la petite carpe koï.

métamorphoses

Puis en ouvrant le livre nous rencontrons Pisello Petit-Pois « né d’un grain de malice et d’un pépin de parapluie » qui nous invite à entrer dans « le monde prodigieux de ceux qui changent de formes de la naissance à l’âge adulte ». Dès la page suivante le spectacle commence : le moustique, la grenouille, le champignon, le papillon (mon préféré 😉 la poire, le lucane et bien d’autres nous livrent la secrète histoire de leurs transformations.

papillons

Pour moi qui suis le travail de  Frédéric Clément depuis longtemps, cet album fut une véritable surprise : ici l’auteur met son écriture poétique au service de la nature, de son observation précieuse, de sa compréhension généreuse. Quant aux illustrations, là aussi l’artiste semble tenter une nouvelle expérience : ici la peinture envahit la page

Ce fut l’occasion d’un beau moment de partage avec mes fils : le livre étant divisé en petits chapitres, chacun consacré à une métamorphose, nous avons pu le lire sur plusieurs soirs, observant avec attention les magnifiques illustrations séquencées de l’artiste. Et pendant qu’ils observaient la nature, je me régalais de ce style que je savoure à chaque nouvelle publication et qui a tellement influencé ma propre écriture.

Merci beaucoup à mes deux chères fées, ma soeur Ayaëlle à qui je dois en plus de ce bel album, la très belle métamorphose de mon blog, métamorphose sans laquelle je pense que j’aurais abandonné ce petit coin de virtuel et merci à ma copinaute Solectrice qui avait glissé ce joli carnet d’entomologiste dans notre précieux SWAP de Noël !

C’est donc sous le signe de la transformation, du changement, du bouleversement que je souhaite placer cette année 2016 qui commence.

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