Cher futur lecteur d’Anya et Tigre Blanc,

si tu aimes les plans panoramiques, les illustrations pleine page, les grands formats, si tu aimes le bleu sombre des terres endormies sous la neige, si tu aimes le courage et la détermination, si tu aimes les épopées et l’énergie qui couve dans l’enfance, alors cet album est pour toi !

Anya et Tigre Blanc est un magnifique album dans lequel on entre comme on traverse le miroir qui nous mènerait à un autre monde, un ailleurs, de ces ailleurs que l’on reconnaît car ils ont toutes les caractéristiques de ces récits ancestraux que l’on se transmet depuis des millénaires et en même temps qui nous ensorcellent parce qu’ils sont imprégnés d’un parfum de sacré.

Comme dans les contes les plus classiques, te voilà cher futur lecteur plongé dans un pays presque sans nom, le pays du Grand-Blanc. Dans ce pays, les hommes et les animaux se parlent facilement et l’année où les enfants disparurent, Anya se vit confiée à un grand tigre blanc.

Anya avait un frère jumeau qui fit parti des enfants disparus et elle décida d’en savoir plus sur ses disparitions.

Car Anya est une jeune fille déterminée, courageuse, qui n’a peur de rien… même pas du temps qui passe et qui nous raconte son histoire. Car oui, l’une des originalités de cet album est que le narrateur n’est autre que le Temps, en personne !

Anya grandit, affirme sa personnalité au fil des années comme le soulignent habilement les pages 15 et 16 de l’album où l’on découvre au recto la petite Anya puis au verso Anya devenue adolescente.

Anya mène donc l’enquête et découvre la clé du mystère qui pèse depuis si longtemps sur le pays du Grand-Blanc. Comme elle ne peut compter sur les hommes et les femmes de son village pour l’aider, elle réunit une armée extraordinaire…

anya-et-tigre-blanc-696637Et cher lecteur, je n’en dirai pas plus, car c’est un récit qui mérite que tu goûtes à ses secrets.

Dès que je l’ai aperçu en librairie, cet album, par ses dimensions extraordinaires et ses couleurs profondes et belles, par le réalisme de son dessin, par son titre qui se dessine en lettres d’or, m’a tout de suite ensorcelée. J’aime ce tigre blanc immense, j’aime cette jeune fille droite, fière. J’aime les illustrations de François Roca si majestueuses et inquiétantes à la fois et j’aime toutes les références qui se font entendre en écho à travers cette histoire écrite par Fred Bernard.

Et, je l’avoue, j’aime tout particulièrement que l’héroïne en soit une fille et qu’elle mène jusqu’au bout sa quête avec la même honnêteté et la même force de l’enfance à l’adolescence, fidèle à elle-même.

Cher futur lecteur, pour te faire une idée, n’hésite pas à pousser les portes du pays du Grand-Blanc, tu sentiras ta peau frisonner à peine la première page tournée et tu suivras Anya dans sa quête de justice, le cœur gonflé de ses valeurs qui n’ont plus toujours aujourd’hui autant d’écho qu’on le souhaiterait… le courage, la détermination, l’honneur, la modestie, la solidarité … et tu goûteras comme moi au pouvoir cathartique des contes et à la beauté du bleu.

Ada, la collectionneuse de papillons gelés

 

 

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