Cher futur lecteur de La Décision d’Isabelle Pandazopoulos,

ce roman là m’a touchée en plein cœur, en plein dans le mille, comme un coup de poing dans le ventre.

Au fil des points de vue, de celui de Samuel, du proviseur du lycée, de l’héroïne elle-même, on découvre miette après miette l’histoire de Louise une jeune fille de 17 ans, excellente élève de Terminale, issue d’un milieu favorisé, très entourée, lumineuse.

Le récit commence le jour où Louise accouche dans les toilettes de son lycée. Alors qu’elle ne savait rien de sa grossesse. Le récit commence le jour où la vie de Louise prend un sacré virage, un virage qu’elle prend en plein cœur, en plein dans le mille, comme un coup de poing dans le ventre.

Cet enfant n’est pas le sien. Cet enfant, elle ne l’a pas attendu, cet enfant, elle n’en veut pas. Il n’existe pas.

Pourtant il est là, dans son berceau. Il est vivant. Et qu’est-ce qu’on fait de « ça » quand on a 17 ans ?

Louise s’accroche, se bat, se débat, avec cette histoire qui lui échappe et qui est pourtant la sienne. Qui va devenir la sienne. Parce qu’elle va le décider.

Une vie bouleversée, la vie d’une adolescente, la vie de Louise.

Et sa vie m’a bouleversée, tourneboulée, questionnée, questionnée, questionnée. Sur la maternité, sur l’adolescence, sur chaque étape essentielle dans l’histoire de quelqu’un, sur les choix que l’on fait, sur ceux que l’on mûrit, sur le courage, la force intérieure. Il ne faut présumer de rien, s’abstenir de juger.  Ne jamais se fier aux apparences. Et accueillir chacun dans sa douleur.

Cher futur lecteur, Louise t’attend, elle n’a besoin de personne, mais toi peut-être as-tu un peu besoin d’elle. Pour grandir encore un peu.

Ada, la collectionneuse de destins brisés.

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