Recherche

Catégorie

Des images plein les yeux !

Swap, swappons, swappez : merveille n°4 !

« Je me souviens du samouraï nommé Akinosuké, blessé par un coup de sabre, de sa douleur, de son agonie au pied d’un cèdre. Je me souviens du papillon mordoré s’échappant de sa bouche, voletant, se posant de fleur en brin d’herbe, désemparé, hésitant, n’osant s’éloigner, comme si… et votre voix s’est suspendue dans l’air comme une alouette, je me souviens. Je me souviens de la jeune fille penchée sur le visage du samouraï. De ses mains fines et fraîches qui soignent, de l’haleine qui réchauffe. Votre voix à ce moment, comme un souffle. Les paupières du samouraï se sont soulevées. Visage de la jeune fille éclairé. Sourire du samouraï. Alors le papillon s’est posé au coin des lèvres de son maître. Alors l’âme ailée s’est reglissée dans le corps d’Akinosuké par la bouche entrouverte. »

Muséum, Petite collection d’ailes et d’âmes trouvées sur l’Amazone, Frédéric Clément, Ipomée, Albin Michel, 1999.

Vendredi c’est soirée « cinéma-dans-le-canapé » : Mia et le Migou.

Mia et le Migou est un long métrage d’animation de Jacques Rémy Girerd qui met en scène une petite fille pétillante d’une dizaine d’années qui décide de partir à la recherche de son père, ouvrier sur un chantier, suite à un cauchemar qui lui laisse présager le pire pour cet être chéri. Nous suivons donc cette petite fille à travers de magnifiques paysages jusqu’à la forêt où vivent les Migous, d’étranges créatures qui ont pour mission de protéger un arbre très mystérieux aux pouvoirs incroyables. Lire la suite

« Dans mon champs, j’ai trois beaux présents et trois cerfs-volants »

Tous les vendredis soirs, nous organisons dans notre joli salon une soirée-cinéma-canapé. Les écrans ont longtemps été au coeur de nos débats de parents et puis finalement il y a tellement de dessins animés que nous aimons et qui ont provoqué en nous de belles émotions que nous avions envie de partager avec notre petit garçon, que depuis 1 an nous nous sommes lancés dans ce petit rituel cinématographique qui nous permet de prendre le temps à 3 de regarder tranquillement un film ensemble puis d’en parler si le coeur nous en dit.

Cette semaine nous avons découvert un très beau film d’animation japonais Les enfants loups, Ame et Yuki de Mamoru Hosada (sortie au cinéma en 2012). Une femme Hana tombe amoureuse d’un ténébreux jeune homme à la faculté avec qui elle vit une très douce et poétique histoire d’amour. Mais cet homme a un secret : c’est un homme-loup. Ce qui n’empêche pas Hana de l’aimer et de choisir de fonder avec lui une famille. Ils auront deux enfants : une première dynamique petite fille, Yuki, puis un an plus tard, un timide petit garçon, Ame. Un drame va bouleverser leur vie et Hana va devoir trouver en elle une formidable énergie et un courage sans mesure pour élever ses deux enfants, mi loup, mi humain. Elle décide de déménager à la campagne pour leur offrir un véritable havre de paix et de verdure pour qu’ils puissent grandir sans craindre le regard des autres. Chacun va trouver au fil de ses apprentissages et de ses rencontres l’identité qui lui convient, et ce qui se dessinait enfant ne se confirmera pas nécessairement à l’adolescence.

C’est un film bouleversant sur la maternité, sur le courage, le sens du sacrifice souriant, un très bel hymne à l’enfance et à la nature comme seuls les artistes japonais savent le montrer. Les dessins sont magnifiques, le rythme parfait, la musique accompagne très bien la narration. Toute la famille est restée émerveillé devant ce conte qui mêle étrangement hyperréalisme (fatigue de la mère qui allaite, dureté du travail de la terre, tension liée au deuil) et  merveilleux à travers la série des métamorphoses qui caractérisent les deux enfants.

 

En bref :

Les enfants loups, Ame et Yuki, Mamoru Hosada, Studio Shizu : UNE MERVEILLE !

Ernest et Célestine : waouh !

RDV en famille dimanche matin pour le dessin animé gourmandise de noël !  Nous convoitions depuis longtemps l’adaptation des albums de Gabrielle Vincent et nous avions raison ! Quelle merveille : un bijou d’animation !

 

C’est l’histoire de deux mondes, le monde d’en haut et le monde d’en bas, le monde des ours et le monde des souris que tout oppose par tradition et qui vont se rencontrer à travers deux personnages beaux, tendres, drôles, intelligents, et d’une générosité si rare, si rare qu’elle en est particulièrement précieuse : j’ai nommé Ernest et Célestine. Tout est magique dans ce film d’animation, tout est rythmé, intelligent, pertinent, une fable intemporelle qui nous parle d’art (de musique, de dessin et de littérature) d’amitié (une si belle amitié au-delà des générations, on oublierait presque que cela peut exister) de justice, de tolérance, d’enfance, d’initiation, de courage, d’intelligence… Un bijou, vous dis-je, non plutôt un trésor ! Et au moment où Célestine retrouve Ernest et se lance dans ses bras à la fin du film, quand mon petit garçon s’est exclamé : « c’est super bien ! », j’ai compris que ce trésor nous étions plusieurs à l’avoir déterré de la terre parfois bien sèche de nos propres cœurs et cela quelque soit notre âge.

 

1)      alors si vous aimez partager des émotions par le biais de l’art, sans jamais tomber dans le pathos,

2)      si vous avez envie de partager avec vos enfants, même très jeunes, une certaine idée d’un monde où l’on refuse d’avoir peur de l’autre et où on s’engage avec lui vers de nouvelles découvertes,

3)      si vous aimez les histoires qui parlent de la vocation qui sommeille en chacun de nous et qui ne demande qu’à être encouragée pour devenir réalité

4)      si vous aimez l’univers musical de Thomas Fersen, l’écriture rythmée, drôle et généreuse de Pennac, le dessin de Gabrielle Vincent et les prouesses techniques de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier,

alors suivez Ernest et Célestine, ils vous mèneront vers ces endroits en vous où vous n’avez peut-être pas mis les pieds depuis longtemps !

A la lisière de l’imaginaire

Ce soir en attendant Papa-Poil-de-Pinceau, comme Maman-Bulle-de-Savon n’avait pas l’énergie de jouer plus longtemps au volley-ballon-de-baudruche, on a décidé, une fois n’est pas coutume, de dîner devant un joli dessin animé… et nous avons fait une très belle découverte : Le Gruffalo de Jakob Schuh et Max Lang.

C’est l’histoire d’une petite souris très très très rusée qui s’invente un compagnon monstrueux, le Gruffalo, pour échapper aux prédateurs qui la convoitent. Et voilà que ce monstre imaginaire en fait existe vraiment ! Il va alors falloir à notre adorable petite souris trouver une nouvelle ruse pour garder la vie sauve.

Et ce qui est vraiment beau dans ce petit film, c’est un petit quelque chose impalpable, un rythme très particulier, comme si pour une fois le temps doucement se suspendait, et laissait la place au conte et à la poésie.

Un moment de douceur, donc !

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑