Petite halte par ici après un mois de septembre chargé de beautés, de fulgurances, de peines et d’arc-en-ciel, pour vous livrer une lecture d’enfant. Théodore, 12 ans, a lu Jefferson de Jean-Claude Mourlevat et a accepté mon invitation pour vous en parler.

Jefferson, Jean-Claude Mourlevat, Gallimard Jeunesse, 2018.

1/Qu’est-ce qui t’a donné envie de lire ce livre ?

C’est la rencontre avec Jean-Claude Mourlevat à l’occasion de « Lire en poche », salon littéraire de Gradignan. Jean-Claude Mourlevat nous a lu un passage de Jefferson et sa lecture m’a donné envie d’en savoir plus.

2/ Est-ce que tu pourrais résumer l’histoire de ce roman ?

C’est un petit hérisson nommé Jefferson qui est accusé d’un crime qu’il n’a pas commis : Mr Edgar, son coiffeur, a été poignardé avec ses propres ciseaux. Grâce à son ami Gilbert et aux Ballardeaux – un groupe de voyages organisés – il arrive à capturer les deux véritables assassins. Ce qui lui permet de devenir une grande star dans le monde des animaux.

3/ Quel a été ton moment préféré ?

Le moment où les Ballardeaux arrivent dans la maison des assassins, qui viennent de capturer Jefferson, pour les empêcher de le tuer. Le suspense était à son comble, la peur que Jefferson se fasse tuer m’a tenu en haleine.

4/ Quel a été ton personnage préféré ?

Gilbert est mon personnage préféré car il redonne toujours espoir et permet à Jefferson d’avancer car le petit hérisson est un personnage naturellement plutôt docile qui préfèrerait se rendre plutôt que de mener l’enquête. De plus Gilbert met un peu d’humour dans ce périlleux voyage.

5/ Est-ce que ce livre t’a permis de découvrir de nouveaux horizons et/ou de te poser des questions ?

Ce livre permet de s’interroger sur comment on se nourrit, nous les hommes, sans respecter le bien être fondamental des animaux : Gilbert prend l’exemple des cochons d’élevage qui ne peuvent jamais se retourner dans leur boxe de toute leur vie.

Autre réflexion : les blaireaux ne voulaient pas parler à Jefferson car suite à un ancien crime commis par un hérisson et celui présumé de Jefferson, ils pensaient que tous les animaux de cette espèce étaient des criminels. Mais en passant une semaine avec Jefferson – qui se fait passer pour Mr Bonnepatte – ils se rendent compte qu’il est inoffensif voire même sympathique. Cela m’a rappelé certaines situations où nous sommes aux prises avec nos préjugés et que par l’expérience nous apprenons à les dépasser.  

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