Soirée cinéma hier soir : nous avons partagé avec notre grand garçon le film d’animation Là Haut des studios Pixar réalisé par Pete Docter en 2009. Et une fois encore nous sommes tombés sous le charme de cette aventure humaine et poétique entre un petit garçon et un vieil homme.

Il y a tellement, tellement de choses dont se nourrir dans ce dessin animé : la question du fossé qui sépare les rêves d’enfant et la vie que l’on mène réellement, la question de la place de l’aventure dans nos vies, la question des choix qui donnent sens ou pas à notre existence, à notre famille, la question de la famille d’ailleurs, qu’est-ce que c’est, y-a-t-il un âge pour en fonder une, fonder une famille veut-il nécessairement dire être un couple, être jeune, et puis c’est un film qui sublime le personnage de la vielle personne et c’est assez rare surtout sur les écrans de cinéma grand public. Bref, nous avons tous beaucoup aimé (et jusqu’au générique de fin vraiment bien fait qui reprend le thème de l’album de voyage à compléter qui est le fil rouge de la vie du personnage principal en associant sa fonction utilitaire de document informatif sur le film et une fonction plus symbolique sur les souvenirs de cette nouvelle vie qui commence pour Carl et Russel.)

Et puis après notre soirée cinéma, nous avons lu Grand-Pa d’Edward van de Vendel et Ingrid Godon. Et à travers ce bel album c’est encore des relations entre les vieilles personnes et les enfants que nous avons appris. Et qu’aucun rôle n’est vraiment défini par notre âge.

Dans cet album un petit garçon nous confie toutes son admiration pour son Grand-Pa, un Grand-Pa qui protège écureuils, renards, poules, piverts, la maison, le village, le monde tout entier. Un Grand-Pa très présent dans sa vie, quand ça va bien, quand ça va mal.

Mais un Grand-Pa qui a perdu sa moitié, comme le héros de Là haut. Et qui ne s’en remet pas. Un homme habité d’une tristesse profonde et dure à chaque souvenir d’elle.  Mais il a une chance inouïe ce Grand-Pa, car quelqu’un veille sur lui dans ces moments là. Et ce quelqu’un, même s’il n’est encore qu’un enfant, a absolument tout compris de la tristesse des grands.

J’aime le grand format de cet album. J’aime le trait très particulier d’Ingrid Godon, ces illustrations pleine page douces comme le pastel qui caresse la page. J’aime tout particulièrement l’illustration de couverture, ode à la lecture, à la transmission.

Et j’aime la fin de cet album.

Une fin qui me fait frissonner à chaque fois.

Et j’aime partager ce frisson avec mon Grand-Gars !

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